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Green building : l’impact des nouvelles technologies sur la performance des bâtiments

Il lui aura fallu sans doute beaucoup plus de temps qu’aux autres secteurs d’activité. Et pourtant, depuis deux ans, le BTP se transforme au point d’envisager de nouveaux modes de construction. Le but : œuvrer dans le sens de l’éco-construction, des bâtiments moins énergivores et plus durables, grâce aux nouvelles technologies.   

En France, les bâtiments, qu’ils soient tertiaires ou résidentiels, souffrent d’une mauvaise réputation, celle d’être particulièrement polluants. Et pour cause : d’après les différentes estimations, 20 % des émissions de gaz à effet de serre du pays sont à mettre au compte du bâtiment depuis sa construction jusqu’à son occupation. Pire, selon l’Insee entre 2002 et 2006, les logements émettaient en moyenne 3 150 kg de CO2 par an, soit l’équivalent de plus de 42 000 km parcourus par une Twingo, en ville !

Pour inverser la tendance et réduire son impact écologique, le secteur BTP réfléchit depuis quelques années en termes d’éco-construction ou de « green building ». Cet anglicisme, qui surfe délibérément sur la vague verte, désigne une démarche globale allant de la conception à la fin de vie des bâtiments en passant par leur construction, moins énergivores et, par extension, plus écologiques. Meilleure isolation, recours aux énergies renouvelables (tels que les panneaux photovoltaïques par exemple), réduction des consommations d’eau (grâce à la récupération et à l’utilisation des eaux de pluie notamment) et de la production de déchets… Bref, tout est imaginé pour que les bâtiments, quels qu’ils soient, soient les plus écologiques possible.

Et pour s’assurer que les maîtres d’œuvres ont bien suivi les règles du green building à la lettre, plusieurs labels, partout dans le monde, certifient aujourd’hui les bâtiments : du HQE (Haute qualité environnementale) en France, au label BREEAM (Building Research Establishment Environmental Assessment Method) au Royaume-Uni, en passant par la certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) aux États-Unis.

Des bâtiments plus vertueux gagnés par les nouvelles technologies

Plus écologique, le green building a essentiellement pour mission d’être plus durable. Durable dans le temps, bien sûr, mais aussi, et surtout, durable dans le sens de « développement durable ». Comment ? En ayant recours, depuis l’extraction des matériaux servant à la construction jusqu’à la fin de vie des bâtiments, à ce qui se fait de plus vertueux afin de réduire au maximum leur empreinte écologique. Un processus qui pousse les professionnels du secteur à construire autrement. Et à avoir de plus en plus recours aux nouvelles technologies. Ainsi, quand, hier, l’alimentation électrique d’un bâtiment dépendait d’un fournisseur tiers, désormais, elle peut être entièrement autogérée. C’est ainsi que les ascenseurs du nouveau One World Trade Center de New York utilisent une technologie de récupération d’énergie au freinage et produisent assez d’énergie pour alimenter le système d’éclairage de tout le bâtiment !

En matière de conception, coffrages et parpaings sont également en passe de devenir has been. Pourquoi ? Grâce à l’impression 3D Béton, capable désormais d’imprimer une maison en 24 heures, comme ce fût le cas en Russie en mars 2017, ou un escalier en une poignée de minutes ! Un recours révolutionnaire aux nouvelles technologies qui, s’il est encore expérimental, promet de substantielles améliorations écologiques. Et pour cause : en utilisant trois fois moins de matériaux, l’impression 3D Béton réduit l’impact environnemental de la construction, le béton étant particulièrement émetteur de CO2.

Enfin, le secteur du BTP devrait avoir de plus en plus recours à l’intelligence artificielle. Une technologie qui permet déjà le contrôle et l’analyse visuelle d’un chantier, où l’ordinateur signale les situations dangereuses (zones à risques, absence d’équipement de protection, etc.) et surveille les accès. Et qui permettrait demain, pendant la conception du bâtiment, de mettre au point des matériaux (chimie de la construction) ou de concevoir sa maquette numérique de manière collaborative entre l’ensemble des intervenants sur le projet, du maitre d’ouvrage aux architectes, en passant par les ingénieurs et les entreprises de construction. Un process de construction entièrement repensé qui appartient bel et bien aujourd’hui à la réalité.

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